La Grande Pause

"Reprenons le pouvoir sur nos temps de vie"

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Pour moi, pour nous, c'est quoi la GP?



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L’idée initiale des autocollants avec le symbole informatique de la pause, collés partout en France sur tous les supports possibles dans les rues et ailleurs, me paraissait géniale. Il s’agit là pour moi d’une vraie campagne sur la durée. En voyant ce symbole fort partout, chacun peut se connecter sur un site internet graphiquement simple, beau et sobre, compréhensible de tous, un site “grande pause” où des intellectuels comme Patrick Viveret, à travers des messages forts et courts appellent au changement de paradigme que nous souhaitons tous au fond de nous. Et là, ces messages renvoient à forum d’idée, à l’image de l’initiative de Monbiot. Un forum avec un modérateur, et des idées claires sur ce qu’il est possible de suggérer : autour donc d’une société nouvelle, un autre système. voilà c’est un peu comme cela que j’imaginais la campagne GP (Cécile)

Ouvrir et transformer la question du changement climatique essentiellement percue comme environnementale en une question multi-dimensionnelle anthropologique qui mettra l'accent sur le bien être humain et sur notre action individuelle de contribution .
Créer un moment fort de partage multi-forme.
Une pause pour la planète oui, mais surtout une pause pour nous: un souffle , une respiration, rallumer une lumière dans nos têtes, dans nos coeurs, dans nos foyers... Pas nécessairement une extinction paralysante des lumières mais un mode veille qui change notre niveau d'activité et de conscience du moment
La planète n'est pas extérieure à nous , c'est nous : c'est l'homme dans sa niche écologique. (Sophie)


Commentaires sur cette page. .
de APuteaux-554-1-117-21.w92-154.abo.wanadoo.fr, le 28.03.2010 à 14:08:49
La grande pause: du particulier au général.
La GP induit la prise de conscience, d'abord individuelle puis collective et non l'inverse.
La prise de conscience individuelle naît à l'intérieur de l'individu sans altérations extérieures (y compris les idées) elle ne peut éclore que si nous sommes capables de nous libérer de l'anarchie des idées, des habitudes, des lieux commun, de nos petites vies prisonnières de ce qu'est le temps. Que pensiez vous il y a 3 secondes? Il est difficile de répondre car notre mental nous étouffe sous des milliers d'idées, de pensées chaque jour, c'est lui qui nous dirige car nous ne savons pas nous en détacher et nos paroles sont uniquement issues de notre côté cérébral, sans liens avec notre être tout entier.
La vie de l'individu est principalement occupée avec son être physique tels de bons consommateurs, manger, se vêtir, se loger, se distraire...Mais il est deux autres moteurs constitutifs à l'être humain, c'est le coeur ou la porte de la sensibilité, du sentiment et l'esprit qui est l'accès à la créativité et l'outil permettant de diriger la pensée, mais pas de manière passive comme c'est trop souvent le cas.
Comment peut on avoir de belles idées si nous sommes prisonniers de notre sensibilité, il est impossible d'être sincère si l'on oublie d'accorder un de ces trois moteurs de l'espèce humaine, le corps physique, la sensibilité et l'esprit. Force est de constater que nos sociétés ne nous permettent pas beaucoup d'être libéré, car où se passe l'éducation à la sensibilité et à la créativité? nulle part, ni à l'école ni dans les familles.La première mesure à prendre serait d'instituer des ateliers gratuits visant à faire découvrir ce que permet le sens de l'écoute, pas uniquement avec son esprit mais aussi avec son coeur et son corps. L'école ne propose pas de cours sur le sens de l'écoute, et pourtant c'est à partir de l'écoute de soi que l'on appréhende ces notions qui posent problème à nos sociétés modernes, comme le respect de soi, de l'autre, la confiance, la créativité, le courage, la solidarité. Notions que les livres nous permettent seulement de survoler intellectuellement, le temps de la lecture, l'oralité est, de ce point de vue, à remettre au goût du jour. Il est douloureux de constater que l'espace public dans nos sociétés modernes et urbaines n'est pensé que pour la circulation et la consommation, il n'existe plus beaucoup d'endroits destinés à la rencontre avec l'autre, ni a l'échange et encore moins au débat... L'avantage de ce type d'ateliers ou de cours est qu'il ne nécessite aucun matériel et peut être mis en place n'importe où. Car la prise de conscience ne tombe pas du ciel au hasard des vies, elle existe et de façon régulière à partir du moment où nous travaillons sur notre capacité d'attention.
Il serait faux de considérer que l'on va travailler sur le développement durable, le respect de la nature en ne commençant par le développement de soi, c'est dans l'ordre des choses. On ne peut construire une maison en éludant les fondations et en voulant commencer par le 1er étage, cela n'aurait pas de sens, il en est de même pour la place et la réalisation de l'être humain concernant la planète et l'humanité.
Pythagore disait que la musique a une valeur éthique et médicale. "Il faisait commencer l'éducation par la musique, au moyen de certaines mélodies et rythmes, grâce auxquels il produisait des guérisons dans les traits de caractère et les passions des hommes, ramenait l'harmonie entre les facultés de l'âme" nous sommes bien loin aujourd'hui de cette compréhension de la musique dont la définition était: une combinaison harmonique des contraires, l'unification des multiples et l'accord des opposés.
La dimension cognitive de la musique, sa supériorité sur les mathématiques peut être mise en lumière grâce à la distinction entre metron et rythmos: pour utiliser une image de Klages, avec le metron, notre attention est fixée sur la grille, qu'il est nécessaire d'appliquer au réel pour le convertir en données utiles; avec le rhytmos, elle est fixée sur ce que l'on peut voir entre les mailles de cette grille, sur le silence interstitiel. Comme disait Mahler, «tout se trouve dans la partition ? sauf l'essentiel». (Andreas Goppold)
La musique est une source de paîx inépuisable, remettons à sa juste place qui lui revient dans le développement de l'être humain comme de la civilisation, du particulier au général, en un mot universel.
Bien à vous,
Christian